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10 astuces pour manger Végétal Vivant et Varié moins cher

Nous les aimons tant tous ces bijoux de la nature! Ils recèlent de tant de bienfaits pour nos corps et nos cœurs. Toutes ces couleurs, ces formes des fruits et légumes qui nous attirent naturellement selon les besoins inconscients de nos organismes. S’écouter et laisser la nature faire, quel bonheur! Cependant le porte-monnaie peut aussi avoir son mot à dire. Si c’est à contrecœur, écoutez donc ces quelques conseils qui vous permettront je l’espère de le réconcilier avec vos envies de fraîcheur.

En effet, quand on a compris pourquoi la qualité de nos fruits et légumes est essentielle, et que de les prendre en bio est primordial, cette conviction reste ancrée. On veut s’y tenir quoi qu’il arrive.

C’est pourquoi lorsque dans ma précédente carrière d’acheteuse pour une chaîne de supermarchés bio, on s’est rendu compte que la catégorie socio-professionnelle de nos clients n’était pas plus élevée que celle des clients de n’importe quelle autre grande surface, cela m’a fait très plaisir. Dépassé le cliché du bobo qui achète bio parce qu’il a les moyens. Manger bio est bel et bien un choix et même un engagement personnel. On sait pourquoi on le fait et on mesure combien il est nécessaire de le faire.

J’ai vu un jour à la télé l’interview d’un ancien résistant de la deuxième guerre mondiale. Le journaliste lui demanda « qu’est-ce que c’est pour vous résister aujourd’hui » ? Il a répondu entre autre que c’était le fait d’acheter bio. Cela m’a beaucoup touché, et stimulé s’il s’en fallait, ma volonté de soutenir cette agriculture respectueuse de la planète. En effet on vote aussi (seulement?) par le porte-monnaie.

J’ai commencé à manger bio très jeune, terreau familial aidant. Mais quand je suis devenue étudiante, avec 200€ par mois pour vivre à Paris après paiement des loyers et transport j’étais un peu juste. Je continuais néanmoins à manger bio le plus possible, à grands renforts de sacs de pomme, de carottes, de lentilles et bien sûr de pâtes (complètes ;)). C’était non négociable pour moi.

Quand je suis passée quelques années plus tard à une alimentation vivante j’ai constaté une hausse de mon budget lié à l’alimentation. Cela s’explique en partie par le fait qu’il est moins cher d’acheter du riz ou d’autres céréales au kilo, en le cuisant et se gonflant d’eau cela compose facilement plusieurs repas.

Mais je sais pourquoi j’ai fais ce choix de manger cru au quotidien. C’est le mode de vie que j’ai choisi. Et quel que soit ou sera mon budget, je sais que je ferai tout pour m’y tenir.

J’ai donc développé avec le temps quelques astuces simples qui me permettent de maintenir mon alimentation complètement végétale vivante et variée sans pour autant faire exploser les compteurs.

Les voici :

1. Faire ses graines germées

Germoir

Oui, quand on y réfléchi c’est le même principe que les pâtes : prix quasi identique au kilo et on les prépare en les gonflant d’eau ! Sauf que : ce qu’elles rendent à notre corps est mille fois plus nutritif !

Pour les plus nourrissantes choisissez les lentilles vertes ou brunes, tellement simples à faire, bon marché et délicieuses, ou les haricots mungo, très rapides à germer et copieux.

2. Tout se mange !

L’avantage c’est que dans la cuisine vivante on sait à quel point il est bénéfique de garder la peau ! Saviez-vous par exemple que vous pouvez croquer un kiwi comme une pomme ? Que la peau des bananes est comestible (smoothies ou infusion) ? Que la peau de pastèque peut se cuisiner (lacto-fermentations)? Beaucoup d’antioxydants, vitamines et minéraux se trouvent dans ou à proximité de la peau des fruits et des légumes. Alors autant tout garder !

– Pensez recyclage : quand vous crusinez garder les parties comestibles que vous ne voulez pas utiliser pour un jus plus tard.

– Pensez déshydratation : pour certains plats j’épluche carottes, courgettes, patates douces, je mélange plus tard les épluchures avec un peu de tamari et de curry, au déshydrateur 24h et j’ai de belles chips que tout le monde adore !

– Pour les légumes qui commencent à s’abimer : leur apparence n’est plus assez souhaitable dans une salade, qu’à cela ne tienne, on les recycle en crackers !

– Vous faites un jus de carotte ou de betterave : garder la pulpe pour vos salades ou bien pour vos préparations déshydratées !

– Les noyaux : gardez les et la prochaine fois que vous vous promenez dans la nature jetez-les ! Qui sait dans quelques années vous en dégusterez peut-être les fruits.

– Et le reste : au compost si vous avez, il nourrira la terre qui vous nourrira en retour, la boucle est bouclée !

3. Faire des relevés de prix réguliers

C’est sans doutes une déformation professionnelle due à mon ancien métier d’acheteuse, mais je la trouve très utile ! Faites vous un tableau sur papier ou à l’ordinateur avec les denrées que vous achetez le plus souvent ou qui coûtent le plus cher, avec le prix au kilo par fournisseur : les magasins bio de chez vous, les fournisseurs en ligne, le marché, les producteurs proches de chez vous… Ainsi vous ferez des achats plus réfléchis, optimiserez vos trajets et ferez beaucoup d’économies !

Cela vaut surtout pour les produits d’épicerie (noix, graines, céréales, légumineuses, huiles…)

4. Acheter en vrac

C’est le rayon à chouchouter ! C’est là qu’en général les prix au kilo sont les moins chers. On achète exactement le volume selon son budget ou ce dont on a besoin.

D’autre part on évite le plastique, ce qui est bon pour la santé de la planète.

5. Trouver des producteurs de fruits et légumes locaux

Ils sont souvent moins chers sur leurs produits que dans votre épicerie bio. Si vous avez la chance d’avoir des fermes bio à proximité de chez vous n’hésitez pas à en savoir un peu plus sur leurs produits et où ils les vendent (directement à la ferme, sur le marché, en amap, magasins de producteurs…).

6. Profitez des offres promo chez les primeurs

Parfois quand ils ont des surplus de production, ils offrent des prix vraiment très attractifs. Profitez-en et faites des préparations crues qui se gardent : déshydratations, lacto-fermentations, ou congélation pour de futurs smoothies par exemple (bananes, fraises, pêches, abricots…).

Par exemple j’adore les plateaux vendus « pour confiture ». Pas de soucis, je me fais un plaisir de recycler tout ça en crusine et j’en profite pour explorer de nouvelles façons de préparer le produit en question.

7. Achetez en ligne

Pour les produits qui se gardent (épicerie) vous pouvez parfois obtenir de bien meilleurs prix en achetant auprès de certaines plateformes en ligne. Les plus connues sont Greenweez, Kazidomi, La Fourche. Elles proposent un système d’abonnement payant qui ouvre ensuite l’accès au catalogue ou même à une réduction jusqu’à 15% du total.

J’ai calculé que sur ce que j’avais acheté l’an dernier, et déduction faite du prix de l’abonnement, j’avais économisé plus de 10% sur leur grille tarifaire, déjà très bien placée par ailleurs.

Cela permet aussi d’acheter en gros sacs de 5kg à 10kg, ce qui signifie moins de plastique, voire pas (sacs en papier et ficelle).

J’apprécie aussi l’engagement de ces entreprises dont les colis sont constitués de matières recyclables (papier et cartons pour caler les articles entre eux).

8. Manger de saison

Cela semble évident mais quand on va chez son maraîcher les prix au kilo les moins chers sont ceux des fruits et légumes de saison.

Pour ma part cela attise ma créativité car je suis toujours heureuse de laisser la nature décider pour moi de ce que je vais crusiner, et c’est toujours une joie de retrouver des fruits ou des légumes qui reviennent sur les étals à mesure que le soleil poursuit sa course vers les beaux jours (ou des jours plus courts).

9. Des fruits et légumes conventionnels peu traités ou raisonnés

C’est aussi une piste. Quand ils sont en transition vers le bio, les terrains agricoles sont soumis à une période de trois ans durant lesquels leurs produits n’ont pas encore la certification, mais les méthodes de production sont appliquées. Ils sont donc en général un peu moins chers et on peut les soutenir ainsi dans leur engagement.

Par ailleurs certains végétaux non bio ont la réputation de contenir moins de pesticides que d’autres. Ce sont les « clean fifteen » (les quinze propres) en opposition avec les “dirty dozen” (les sales douze).

Ces listes sont établies en lien avec le département de l’agriculture US, par le biais d’analyses nationales effectuées régulièrement.

Bien que les produits phyto-sanitaires diffèrent d’un pays à l’autre, je trouve que cela donne tout de même une indication intéressante.

Les « Clean Fifteen »:

  • Avocat
  • Maïs
  • Ananas
  • Oignon
  • Papaye
  • Petits pois
  • Aubergine
  • Asperge
  • Broccoli
  • Chou
  • Kiwi
  • Chou-fleur
  • Champignons
  • Melon miel
  • Melon cantaloupe

Les « Dirty Dozen »

  • Fraise
  • Epinard
  • Chou kale, blette
  • Nectarine
  • Pomme
  • Raisin
  • Cerise
  • Pêche
  • Poire
  • Poivron
  • Tomate
  • Céleri

10. Manger local

En effet ce qui vient de nos terroirs répercute un coût de transport bien moindre. Il n’y a qu’à regarder les prix au kilo des noix de cajou, macadamia et autres huiles de coco et cacao pour s’en rendre compte. Ces produits enrichissent les possibilités de la cuisine crue bien sûr. Et je n’ai aucun scrupule à en acheter quand je sais que le bien-être et l’intégrité de ses producteurs ont bien été respectés.

Cependant pour réduire le budget vous pouvez dans vos recettes préférées essayer de substituer certains ingrédients par de plus locaux, comme par exemple les noix de cajou ou de macadamia par des graines de tournesol. Ce n’est peut-être pas tout à fait la même gourmandise (encore que!) mais pour vos recettes du quotidien cela fera parfaitement l’affaire.

J’espère que vous apprécierez ces quelques conseils, n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires ci-dessous si vous en avez 😉

Et j’adorerais savoir quelles sont VOS astuces pour optimiser votre budget végétal vivant et varié! 😉

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